Couverture Borgia.jpg

1492

Le jour où son père devint le pape Alexandre VI, Lucrèce Borgia cessa de s’appartenir.

Simple jouet dans le jeu politique du Saint-Siège, à treize ans, on la maria au brutal Giovanni Sforza, maître de Pesaro.

Deux ans plus tard, son père la rappelle à Rome, car son divorce se dessine, l’alliance avec les Sforza n’étant plus souhaitée. Elle ne s’en  plaint pas. Elle a trouvé l’amour : Pedro Calderon, le camérier du pape. Mais César Borgia, son terrible frère, veille au grain. D’un coup de poignard, il met fin à cette passion indigne des ambitions de la famille. Elle conserve, comme seuls souvenirs, un fils et une aversion profonde pour les manigances des hommes.

Malgré les scandales entourant sa famille, on la marie de nouveau. Alfonso d’Aragon, prince de Salerne, l’amadouera et la réconciliera avec le bonheur. Elle se sentira de nouveau choyée par la vie. Mais le destin ne lui laisse aucun repos. Alfonso meurt assassiné sur les marches de Saint-Pierre de Rome. Les hommes de César…

À l’aube de la vingtaine, Lucrèce Borgia prend conscience qu’elle doit échapper à cette famille qui n’est que source de malheurs. Grâce à son mariage avec le duc de Ferrare, elle quittera Rome et n’y reviendra jamais, pas même pour les funérailles de son père. Au gré des ans, le duc de Ferrare se réjouira de la nombreuse descendance qu’elle lui donnera.

Mais Lucrèce ne connaîtra jamais plus l’amour.